Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des élus (je pense à certaines épouses qui représentent merveilleusement leur époux de maire !),
Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités,
Chères autorités,
(je remercie particulièrement nos gendarmes, nos militaires et nos pompiers pour leur présence et leur engagement indéfectibles),
Mesdames et Messieurs,
Chers, très chers proches, qui me comblez par votre présence,
Chères toutes et tous,
Et surtout, si vous me le permettez : chers amis,
Quel plaisir de se retrouver ce soir, à Collonges au Mont d’Or, pour cette cérémonie de vœux !
Elle se pourrait convenue, remplie de formules alignées, prémachées et banales, oubliées sitôt sortis d’ici.
Mais si vous êtes là, aussi nombreux, c’est justement parce que vous savez que ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
Il ne s’agit pas, pour moi, d’égrener ce que j’ai fait ou dit, dans une sorte de liste à la Prévert, fastidieuse pour tous.
Si vous êtes là, ce soir, c’est que vous commencez à bien me connaître (et moi… à bien vous connaître aussi !), et que ce dont je vais vous parler : c’est ce en quoi je crois. Ce qui m’anime. Ce qui me fait vibrer. C’est VOUS.
Et ma plus grande satisfaction, c’est que vous repartiez, avec le sourire aux lèvres, confiant et plein d’allant !
Je ne méconnais pas le contexte dans lequel nous vivons. Qu’il soit national — avec ses débats, ses incertitudes, ses feuilletons budgétaires parfois interminables — ou qu’il soit international : il ne respire pas toujours la sérénité, loin de là !
Et pourtant… cette année, cette année je veux vous parler de courage et d’audace !
Des vœux comme un antidote à la morosité et au défaitisme ambiants. Et j’espère que ce programme vous fait envie ! Et qu’en sortant, vous vous direz tous : « Allez ! On y va ! Osons !!»
Redressez-vous sur vos chaises, ouvrez vos oreilles (et vos cœurs !), souriez à votre voisin… Vous êtes prêts ?… Prêts à embarquer ? Ensemble ? (c’était le thème de l’année dernière, souvenez-vous).
Et ce soir ? Etes-vous prêts à oser ?
Alors… OSONS !
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de laisser la parole à Alain Germain, le maire de Collonges-au-Mont-d’Or, qui nous fait l’honneur de nous accueillir. Merci à toi, très cher Alain : nous sommes ravis d’être tous Collongeards, ce soir.
Avant que tu ne descendes de l’estrade… reste à côté de moi
Monsieur le Maire, Alain, très cher Alain,
Tu as consacré des années, des décennies de ta vie à Collonges-au-Mont-d’Or, aux Collongeardes et Collongeards.
Avec engagement, avec constance, avec abnégation. Tes jours, tes nuits : c’était au service des autres. Au service de nous tous.
Grâce à toi, un petit bout de notre République a vécu. C’est un petit bout de notre France que tu as fait vibrer.
Alors au nom de la représentation nationale : je te remets cette médaille de l’Assemblée nationale, signe de reconnaissance de notre République.
Elle te dit simplement, de tout cœur : MERCI Monsieur le Maire !
***
Souvenez-vous…il y a un instant, je vous ai demandé de sourire à votre voisin.. Et n’oubliez pas de sourire à vous-même, aussi !
Vous pourriez trouver cela stupide…
Et pourtant, ce sont ces sourires, que vous croisez en sortant de chez vous. Ce sont ces visages, qui racontent une histoire. Ce sont ces mains tendues, ces paroles échangées, ces regards bienveillants, qui partagent nos vies, qui construisent notre quotidien.
En tout cas, moi c’est cela que je vois. Et qui me porte.
Ce sont vos visages, vos regards, vos sourires qui m’animent.
Je pourrais rester figer devant les informations en continu de nos chaînes télévisées, toutes plus alarmantes les unes que les autres.
Je ne suis ni dupe ni naïve, bien évidemment. Mais si je suis ce soir en face de vous : c’est pour ce que vous êtes. Pour ce que vous vivez.
Pour ce que vous OSEZ ! Pour ce que NOUS OSONS !
***
Oser, c’est se tenir loin des postures et des slogans faciles. Ce n’est pas parler fort mais agir juste. OSONS DONC LA NUANCE.
Oser, c’est regarder la réalité telle qu’elle est, sans l’édulcorer, sans la nier, sans la contourner. C’est refuser le confort du déni et la facilité de l’attentisme. OSONS LA LUCIDITE.
Oser, c’est ne pas renoncer, c’est ne pas se recroqueviller, c’est assumer ce que nous sommes et porter haut ce qui nous fait rêver, ce qui nous fait avancer. OSONS LA FIERTE.
Oser, c’est se tenir loin des mirages individualistes, c’est agir pour le collectif, pour le bien commun, pour ce qui nous dépasse et nous oblige. OSONS ÊTRE UNIS.
Oser, c’est sortir des chemins tout tracés, c’est dépasser les clivages stériles, les batailles d’appareils, ce n’est pas agir par calcul ni céder aux vents dominants, ce n’est pas chercher l’approbation immédiate : c’est agir par conviction, par dignité et par honneur. OSONS L’EXIGENCE.
Oser, c’est espérer nos lendemains, et leur donner tous les possibles. C’est faire résolument le choix de construire l’avenir. OSONS NOTRE JEUNESSE.
Dans une époque traversée par les doutes, les colères, la tentation du repli, les pertes de repères, OSER, c’est ce courage, cette audace et cette force tranquilles qui permettent à la République de tenir bon, c’est ce qui permet à chacun d’en être une pierre, de participer à ériger notre bâtisse commune.
C’est ce qui permet d’avancer quand le vent est contraire, de rester debout quand la facilité et la lâcheté appellent à céder, et de tracer un cap quand tout pousse à s’en détourner.
OSONS LA NUANCE
Nous vivons une époque pressée. Pressée de juger. Pressée de condamner. Pressée de prendre position. D’avoir un avis. Sur tout. Et tout de suite !
Nous vivons un temps de vacarme. Un temps où l’on confond l’argumentation avec le cri, la conviction avec l’insulte. Un temps où l’on demande de choisir un camp avant même d’avoir regardé le réel en face, dans sa complexité.
Dans ce tumulte, la nuance est devenue suspecte. Elle serait faiblesse. Elle serait hésitation. Elle serait tiédeur. Elle serait renoncement à agir.
Je crois exactement l’inverse : La nuance est courage. La nuance est acte de résistance.
Non pas la nuance molle, mais la nuance qui oblige à penser.
Car dans le brouhaha des évidences, il n’y a rien de plus radical que la nuance. J’ai pour habitude de dire qu’il y a bien cinquante nuances de gris, bien plus constructive que le « tout noir » ou « tout blanc » !
Osons donc la nuance contre la brutalité ; osons l’équilibre contre la démesure.
Oser l’équilibre, ce n’est pas reculer. Ce n’est pas se taire par peur.
C’est accepter que la vérité humaine soit plurielle, fragile, toujours inachevée.
C’est refuser les certitudes qui rassurent mais qui aveuglent.
Albert Camus le disait à sa manière : « l’équilibre n’est pas un confort, c’est un effort, et même un combat de chaque instant ». « On dit d’un homme « c’est un homme équilibré », avec une nuance de dédain », constate Camus. « Mais en fait, l’équilibre est un effort et un courage de tous les instants. La société qui aura ce courage est la vraie société de l’avenir ». [fin de citation]
La nuance et l’équilibre ne paralysent pas l’action : ils l’obligent à être juste.
Alors oui, oui il faut s’emparer de toutes les complexités. Les colères peuvent être légitimes, sans être instrumentalisées pour autant.
Je pense ici à certains soit-disants responsables politiques dont « le fond de commerce » est bel et bien de s’emparer des colères tout à fait légitimes de ceux qui vivent de vraies difficultés mais ne font que les caricaturer et finalement nous dresser les uns contre les autres. Le but de ces irresponsables n’est sûrement pas de proposer quoique ce soit, d’essayer de bâtir des compromis, mais bien d’attiser les clivages.
Dans une démocratie fatiguée par les cris et les postures, la nuance est un acte de réparation : elle s’appuie sur le doute et permet de reconstruire le débat.
Et il en faut, du courage, pour oser douter : se taire, ne pas asséner des vérités toutes faites, ne pas s’accrocher au premier mensonge simpliste qui passe. Si nous pouvions dire : « attendez, la réponse est probablement plus complexe qu’il n’y paraît », « la vérité n’est pas toute d’un côté », « je ne sais pas encore ». Tant de sujets méritent qu’on avance à pas feutrés. Qu’on se questionne. En vérité. Quel exercice malaisé ! Lent. Fastidieux. Périlleux. C’est vrai qu’il est bien plus facile de dire « c’est comme ça ! et j’ai raison ! ». Et s’en tenir là…
Souvenons-nous alors des mots d’Ernest Renan : « Le doute est un hommage que l’on rend à la vérité ».
Mais la nuance et le doute ne sont ni indécision, ni mièvrerie : ils sont lucidité.
***
OSONS DONC LA LUCIDITÉ.
La lucidité, ce n’est pas le cynisme. C’est regarder, avec courage, la réalité en face, sans fard, sans masque, sans posture.
Comment ne pas parler ici du contexte international ?
Je pense en premier lieu aux Iraniennes et Iraniens, qui, coupés du monde, continuent de se battre au prix de leurs vies, dans une répression sanglante. Pour pouvoir vivre libre. Cette liberté que nous, nous éprouvons au quotidien, sans même nous apercevoir quelle richesse elle est.
Je pense aussi aux habitants de la Palestine et Israël, pris en étau dans de terribles conflits où tout le monde pense devoir prendre part, sans nuance aucune. « Si tu es pour Israël, tu laisses mourir des enfants Palestiniens. Si tu es pour la Palestine, tu es antisémite ». Comment voulez-vous apporter mesure et paix, quand les discours s’arqueboutent sur des anathèmes stériles et destructeurs ?
Et que dire de certaines régions d’Afrique volontairement déstabilisées par des puissances étrangères ? De la Chine qui tente d’étouffer Taïwan ?
Quant à notre continent…
L’Europe est attaquée par l’Est, avec les poussées hégémoniques de Poutine. L’Ukraine et les Ukrainiens résistent. Et nous nous devons de les aider.
Le Chef d’Etat Major des Armées, le Général Mandon, a eu des mots très forts, lors du Congrès des maires, en novembre dernier, à Paris. Des mots que nous n’avions plus l’habitude d’entendre depuis très longtemps. Des mots si oubliés qu’on reproche à celui qui les prononce de le faire ! Je sais qu’ils ont heurtés un certain nombre d’entre vous. Mais c’est aussi ça, la lucidité : regarder sans concession.
Ce n’est pas céder à l’inquiétude ni dresser un tableau sombre de l’avenir. C’est regarder le monde tel qu’il est, sans faux-semblants, pour mieux affirmer ce que nous sommes.
Et le monde qui nous entoure est entré dans une période de profondes tensions.
Les équilibres que nous pensions durables se fragilisent. Les grandes puissances se réorganisent, certaines se replient, d’autres s’affirment par la force. La guerre est revenue sur le continent européen. Le terrorisme, les crises régionales, les pressions migratoires et climatiques continuent de déstabiliser des régions entières, avec des répercussions jusque chez nous.
Pendant longtemps, nous avons cru que la paix était acquise, presque définitive. Que la sécurité allait de soi. Que l’histoire violente appartenait au passé. Cette illusion, dont on aime se bercer, se dissipe.
Et il serait même irresponsable de ne pas le dire. De ne pas se battre pour affirmer que notre bien le plus précieux qu’est la paix n’est pas un confort acquis.
« Si vis pacem para bellum ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». La paix ne se décrète pas : elle exige que nous regardions le réel en face. Sans angélisme. Sans renoncement. Refuser de nommer les menaces, c’est affaiblir la paix. Refuser d’y répondre : c’est la mettre en danger. La lucidité n’est pas brutalité : elle est responsabilité. C’est elle qui permet de protéger nos valeurs et ce que nous avons de plus précieux : vivre ensemble, libres.
Mais la lucidité n’est pas le pessimisme.
Car la vérité, c’est que notre France est forte. Notre Europe est forte. Plus forte que ceux qui misent sur notre affaiblissement, notre division ou notre lassitude (on a d’ailleurs une cinquième colonne en France qui est révoltante et contre laquelle il faut résolument combattre – ces mêmes qui ont l’outrecuidance de se dire souverainistes et qui se couchent devant nos rivaux !).
Cette Europe tant décriée – parfois à raison, quand elle ne s’occupe que de futilités -, mais vitale quand il s’agit de faire front face à la Russie de Poutine qui bombarde depuis 4 ans l’Ukraine, enlève les enfants ukrainiens pour les endoctriner à la mode soviétique, commet des exactions dont nous détournons les yeux.
Une Europe qui devient capitale quand il s’agit de résister aux hégémonies décomplexées de Trump. Il veut envahir le Groenland ? Les pays européens envoient leurs militaires. Il réplique par une augmentation des droits de douane ? L’Europe a gelé, pas plus tard qu’avant-hier, mardi, la ratification de l’accord commercial avec les Etats-Unis et peut activer son « bazooka économique », un instrument anti-coercition nous permettant d’imposer un large éventail de contre-mesures.
Et le Président Emmanuel Macron a affirmé, ce même jour, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, préférer « le respect plutôt que les brutes », « l’état de droit plutôt que la brutalité », s’insurger et « défendre nos droits et nos principes, sans être agressifs mais sans se laisser impressionner ».
Claude Malhuret disait, en début de semaine, à la tribune du Sénat – avec son sens de la formulation pour lequel il excelle (suivez-le : c’est une pure délectation !) : « La politique extérieur de Trump est celle d’un enfant de 4 ans qui pleure pour obtenir le baigneur dans la vitrine et qui le jette 3 jours plus tard dans la malle ». Et il ajoute : « Pour les Européens, laisser annexer le Groenland signifierait que nous avons accepté la soumission. S’y opposer serait la première marche de notre résistance, puis de notre redressement ».
Et en effet, si, finalement, la plus grande réussite de Trump ne serait pas d’avoir réveiller et remobiliser notre vieille mais si précieuse Europe ?
Et pour poursuivre avec le Chef d’Etat Major des Armées, celui-ci ne se contente pas de faire un constat de lucidité, il rappelle que « la France a toujours su démontrer sa force d’âme ». Elle l’a fait quand elle a dû se relever. Elle l’a fait quand elle a dû résister. Ne pas renoncer, ne pas se recroqueviller : c’est assumer ce que nous sommes. Et le porter haut.
C’est OSER LA FIERTÉ !
Et si on était fiers ? Fiers, ce n’est pas jouer les coqs… Quoique ! Ce coq gaulois. La tête haute. Le plumage flamboyant. Qui annonce le soleil ! Vous avez l’image, n’est-ce pas ? Eh oui. Cette fierté, il faudrait qu’on se la réapproprie.
Fiers d’être Français. Ça sonne presque… un « gros mot ». Et pourtant…
Souvenez-vous !! On a tant vibré avec nos athlètes, à l’été 2024, à Paris ! Nous sommes capables d’être unis. Fiers. Et forts. Inébranlables.
Quand je pense à nous, il me vient souvent en tête la dernière image des albums d’Astérix et Obélix ! Ils se sont castagnés pour des histoires de « poissons pas frais », de « trop gros / trop petit / les rayures dans le mauvais sens… », pour des susceptibilités de cours d’écoles… mais, mais ils ont su faire bloc face à l’envahisseur romain ! Et, quoiqu’il arrive, ils terminent tous ensemble, autour d’un grand banquet ! (bon, je vous le dis tout de suite : il n’y aura pas de sanglier lors du verre de l’amitié !).
Soyons comme nos irréductibles Gaulois : fiers !
Fiers d’être ce que nous sommes, et fiers de tout ce que nous sommes capables de faire.
Ecoutez un peu, une liste absolument non-exhaustive :
– La France est classée 11e économie du monde par The Economist, devant l’Allemagne et même les Etats-Unis !
– La France est leader européen des investissements étrangers
– Nous avons reçu le Prix Nobel d’Economie grâce à Philippe Aghion.
– Sur le plan industriel, la France conserve la 1re place européenne pour le nombre d’implantations et extensions d’usines.
– la France se positionne aujourd’hui comme un pôle d’attraction internationale majeur en matière d’intelligence artificielle
– La réputation internationale de nos chercheurs n’est plus à faire. Ce n’est pas pour rien que même les chercheurs américains viennent chez nous !
– Et je n’ai pas besoin d’évoquer nos paysages, nos destinations touristiques, nos parfums, nos créateurs, nos savoir-faire inégalés, nos vins, les si bons produits de nos terroirs…
– … et n’en jetez plus !!
Et dire ça… ça ne signifie pas que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, pour paraphraser Pangloss, le maître de Candide dans le conte de Voltaire. Bien sûr que non ! Tout n’est pas rose ! Et il ne convient en aucune manière de s’assoir sur nos lauriers et de jouer, à l’inverse, d’un satisfecit béat. Beaucoup de choses sont à transformer, renforcer, réformer, simplifier… : nos hôpitaux, nos écoles, notre justice, notre système de santé, d’aides, nos administrations, l’organisation même de notre Etat…
Mais ce n’est pas en se lamentant sans cesse que nous y parviendrons. Nous avons besoin de toutes les forces réunies ! Et on en a énormément ! Dans toutes mes visites sur le terrain, avec vous, entrepreneurs, artisans, agriculteurs, artistes, enseignants, industriels… je rencontre des gens passionnés, brillants, innovants, motivés…
D’ailleurs, il faut toujours que ce soit les autres, qui reconnaissent nos talents ! Ceux qui parlent le mieux de la France, ce sont nos expatriés !
La France n’est pas un pays fatigué d’elle-même. Elle doute, elle s’exige beaucoup, mais elle reste profondément attachée à ce qu’elle est. Derrière le bruit, les fractures mises en scène et les polémiques permanentes, il existe un socle solide : une fierté tranquille, partagée, transmise. Cette fierté n’est ni arrogance ni repli : elle est ce lien invisible qui nous tient ensemble, cette « force d’âme » qui nous permet d’accepter l’effort, de croire encore au bien commun et de vouloir transmettre un pays meilleur. Osons la revendiquer sans complexe. Osons une fierté ouverte, fraternelle, exigeante, qui ne nie pas nos failles mais refuse le dénigrement permanent. Car un pays qui ne s’aime plus ne se redresse pas. Mais une Nation qui assume ce qu’elle est peut faire de grandes choses ensemble.
Soyons fiers de ce qui fait aussi la saveur de notre quotidien, dans nos villages : ce sens du partage et de la convivialité, un café partagé, une fête de quartier, un match… Et là, justement, je ne peux pas ne pas évoquer nos joueurs !
Nos footballeurs du FC Collonges-Saint-Cyr (alors je sais qu’il y a « débat » pour dire FC St-Cyr/Collonges ou l’inverse, mais comme nous sommes à Collonges, il s’agira du FC Collonges/St-Cyr… !!) ont affronté, en 32° de finale de Coupe de France, le 21 décembre dernier… l’Olympique lyonnais ! Eh oui !!
Et moi, moi qui ne suis pas footeuse pour deux sous : mais quel plaisir d’aller les voir jouer au Groupama Stadium ! Et de voir tout ce stade vibrer avec eux ! Ils ont porté avec fierté toutes nos communes, tout le Val de Saône et tous les Monts d’Or !! Parce qu’ils y ont cru ! Parce qu’ils se sont dépassés !! parce qu’ils nous ont fait rêver.
Et parce que nous étions à leurs côtés, et que cela seul, compte.
C’est là que nous nous tenons debout, unis, loin des polémiques, dans ce lien discret (certes parfois joyeusement bruyant quand il s’agit d’encourager nos joueurs !) mais ce lien tenace et vivant.
***
Parce que bien au-delà de ce qui nous divise, nous avons cette force d’âme qui nous rassemble. La force d’âme d’un pays, c’est sa capacité à accepter l’effort, à se rassembler, à regarder la réalité sans détour, à faire preuve de solidarité, y compris quand cela a un coût. C’est la capacité à comprendre que la liberté, la paix, la souveraineté ne sont jamais gratuites, et qu’elles se défendent collectivement.
OSONS ETRE UNIS !
Parce que les divisions, les boucs émissaires, les clivages, les oppositions, les désaccords par principe… (la liste pourrait hélas être très longue) sont destructeurs pour tout le monde.
Je sais ô combien le « spectacle » qui est donné par notre Assemblée nationale vous désole. Et il me désole également. Soyez-en bien certain. J’y reviendrai plus tard.
Le Général de Gaulle (certes et hélas cité à tort et à travers) disait : « C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! La France, c’est tout à la fois ; c’est tous les Français ! ». Et il continuait ainsi : « Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela, c’est une erreur nationale impardonnable ».
Il faut cesser de considérer des camps, des fractions. La France n’est pas une addition de colères ni une juxtaposition d’intérêts particuliers. Nous sommes un tout, un tout vivant, un tout complexe, parfois contradictoire, mais profondément uni. Par une histoire, par une langue, par une idée exigeante de la Fraternité, de la dignité humaine et du destin commun.
Dire cela aujourd’hui, c’est presque résister. Résister à la facilité des slogans. Résister à la tentation du repli idéologique. Résister à cette manie qui consiste à découper la Nation en morceaux, en rivalités permanentes, à assigner chacun à une étiquette, à un vote, à une identité réductrice – si vous saviez comme je me bats contre ce « wokisme » qui met à mal notre universalisme républicain.
Résister, ce n’est pas rester figé dans le passé. Là encore, on oppose systématiquement les réactionnaires et les progressistes ! Mais quelle stupidité ! Nous sommes à la fois stabilité et mouvement, traditions et réformes, règle et audace, transmission et émancipation, ordre et réformes, sécurité et libertés… Nous en revenons à notre nuance, à notre équilibre.
Nous ne voulons pas de divisions stériles ; mais d’unité et de hauteur
Nous ne voulons pas de chefs de clan, qui n’œuvrent que pour les leurs, et leurs propres intérêts. Nous avons besoin de serviteurs de l’intérêt général.
Et ceux qui l’incarnent le mieux dans notre quotidien : ce sont les maires et les élus locaux. A quelques mois des élections municipales (et métropolitaines), je voudrais, chers maires, chers élus, vous rendre un sincère hommage.
Vous incarnez notre démocratie de proximité, « à portée d’engueulades et de baffes », comme vous le rappelez souvent, à juste titre. C’est vous qui impactez directement notre quotidien : l’école de nos enfants, nos déplacements, nos paysages, plus ou moins urbanisés, nos logements, nos espaces sportifs, la vitalité de nos commerces et de nos associations…
Tout repose sur vos épaules et nous sommes de plus en plus exigeants avec vous : on veut un arrêt de bus au pied de chez nous… mais on veut aussi le calme et la tranquillité ; on veut la fibre en ultra haut débit et des éclairages nocturnes… mais on veut des engagements écologiques ; on veut de quoi nous loger… mais on ne veut pas urbaniser… Sans compter les innombrables textes réglementaires et autres qui viennent s’empiler sur vos bureaux ! Oui, je sais.
Et je connais la fatigue démocratique qui s’empare parfois de vous. Vous êtes nos hussards de la République. Grâce à vous, pas un coin de notre pays n’est délaissé. Vous êtes partout, pour tous, jour et nuit, sans répit. Alors MERCI ! merci à vous. Et à vous tous, citoyennes et citoyens : aider vos élus, et engagez-vous, aussi !
On dit d’ailleurs souvent que la politique n’est qu’une vitrine, qu’il faut un cuir épais pour survivre, qu’elle n’est faite que d’images et d’intérêts personnels. On répète que chacun ne pense qu’à soi, que le lien humain n’y a pas sa place. Et pourtant… c’est aussi, et surtout, tout le contraire. Quand on ne triche pas, quand on fait de son mieux, quand on partage ensemble les coups durs, les doutes, les nuits blanches, les décisions difficiles… alors se tissent des liens profonds, authentiques, qui dépassent la politique elle-même. Ces liens ne sont pas des alliances électorales ni des calculs stratégiques. Ce sont des relations humaines, sincères, forgées dans l’effort commun et la confiance réciproque. Aujourd’hui, je vois partir des maires, des femmes et des hommes avec lesquels j’ai véritablement baroudé pendant des années, dans l’intensité de la vie locale et des responsabilités. Peu importe leur étiquette, leur camp, leur parcours : ce que nous avons construit ensemble dépasse toutes ces différences. Ce sont ces liens — profonds, vrais, imparfaits, mais solides — qui donnent AUSSI à notre engagement tout son sens et toute sa beauté.
Cette unique boussole du quotidien partagée d’améliorer la vie d’un territoire et de ses habitants, dans nos réussites comme nos difficultés, dans nos victoires comme nos échecs : et bien cela nous oblige. Cela nous exige.
***
OSONS L’EXIGENCE !
Nous pourrions, en effet, dans tous les domaines, céder à la facilité.
En politique, nous en avons encore moins le droit.
Alors oui, d’aucuns s’y complaisent, disent ce que nous avons envie d’entendre, évitent tout débat, contournent les valeurs quand elles dérangent ou quand elles demandent du courage, cèdent à la pression, à une certaine bien-pensance ambiante.
Mais ce chemin-là, d’une part ne mène nulle part, mais pire encore : il affaiblit la parole publique, qui a tant besoin de retrouver ses lettres de noblesses ; il abîme la confiance, déjà si mise à mal.
Alors c’est vrai, ce chemin est moins confortable. Mais on ne s’engage pas pour les autres « pour notre propre confort ». Ce chemin exigeant est le seul qui doit nous guider.
Oser l’exigence, c’est refuser de sacrifier l’essentiel à l’instant ; c’est ne pas chercher à diviser mais à unir ; c’est ne pas provoquer mais écouter ; c’est ne pas céder à nos valeurs quand soufflent les vents contraires ; c’est ne pas fracturer mais tenir bon sur notre fraternité ; c’est ne pas répondre à l’émotion mais ancrer, envers et contre tout, nos valeurs inaliénables ; c’est ne pas suivre le mouvement mais garder le cap ; c’est ne pas se laisser duper par les applaudissements mais porter haut l’honneur ; c’est ne pas laisser croire, et pire, faire croire, aux Français, des balivernes et autres chimères mais avoir un discours de vérité et de sincérité.
Il est plus facile de suivre la foule bruyante que de servir le peuple, pour paraphraser Victor Hugo qui nous enseigne que « Souvent, la foule trahit le peuple ».
Le 16 octobre dernier, je prenais la parole à la tribune de l’Assemblée nationale, pour une é-nième motion de censure déposée par nos extrêmes (je ne vous raconte pas le temps perdu à ces motions de censure, outil constitutionnel et démocratique par excellence, mais ô combien dévoyé ! alors que nous avons tant à faire pour la France et les Français). Et c’est bien cela que je défendais, aussi :
L’exigence vis-à-vis de nous-mêmes, responsables publics ; l’exigence vis-à-vis de nos méthodes ; et surtout, au-dessus de tout : l’exigence de la parole que nous portons ; que nous portons en votre nom.
La politique traverse une crise profonde. Non pas parce que les Français s’en désintéresseraient – c’est faux. Mais parce que trop souvent, elle ne leur ressemble plus.
Parce qu’à force de ne parler qu’entre nous, certains ont oublié à qui nous devions rendre des comptes.
Or, nous sommes là par votre volonté. Nous sommes là pour vous. Rien que pour vous. D’aucuns ne pensent qu’à leur heure de gloire, qu’à leurs egos.
Et lorsque la politique devient un théâtre de postures, lorsque le vacarme remplace le travail, lorsque l’invective tient lieu de projet, c’est votre confiance qui s’érode.
Alors que cette confiance, c’est un bien infiniment précieux.
Oser l’exigence démocratique, ça commence par une chose simple, presque évidente, mais pourtant bien trop souvent négligée : écouter.
Je ne parle pas d’être d’accord sur tout. Bien au contraire : le désaccord est au cœur même de la démocratie. Mais encore faut-il que ce désaccord soit utile, fécond, respectueux. Encore faut-il qu’il éclaire, au lieu d’obscurcir.
Or, depuis trop longtemps, le débat public se confond avec le bruit. On crie plus fort qu’on ne construit. On s’oppose avant même d’avoir compris. On censure avant même d’avoir débattu.
Confondre opposition et obstruction, croire que refuser suffit à gouverner, penser que la colère tient lieu de vision : voilà ce qui affaiblit notre démocratie.
Le véritable courage politique, ce n’est pas de dire “non”. C’est de proposer une alternative. De porter un projet. De convaincre.
La France traverse une période exigeante. Les défis économiques, sociaux, écologiques, sécuritaires sont immenses. Le contexte international est instable et tendu, nous en avons parlé.
Pendant que nous nous divisons, le monde, lui, ne nous attend pas.
Nos faiblesses sont observées. Nos fractures sont exploitées. Nos renoncements sont instrumentalisés.
Dans un monde marqué par les ingérences étrangères, les cyberattaques, les menaces terroristes, les ambitions impériales de certains régimes : nous n’avons pas le luxe de l’irresponsabilité. Protéger la France et les Français, c’est refuser les simplismes, dire la vérité, résister aux dogmatismes et ne jamais, ne jamais céder à la complaisance.
Car pendant que certains se livrent à des combines et autres jeux d’appareils, la réalité, elle, est là, brute, concrète, parfois douloureuse.
Des jeunes cherchent un logement qu’ils ne trouvent pas.
Des familles travaillent dur sans parvenir à joindre les deux bouts.
Des agriculteurs peinent à vivre de leur métier.
Des enseignants doutent du sens de leur mission.
Des soignants tiennent notre système de santé à bout de bras.
Des forces de l’ordre exercent leur mission dans des conditions toujours plus difficiles.
Des magistrats tentent de faire appliquer notre Justice.
Des entrepreneurs ferment, faute de visibilité.
…
Voilà la vraie urgence.
Voilà ce qui mérite notre énergie, notre temps, notre engagement.
La Politique (avec un grand P) n’est pas un jeu. Ce n’est pas une scène médiatique. Ce n’est pas un concours de slogans ou d’indignations.
C’est un service. Un service rendu à la Nation. Un engagement envers les Français.
Nous ne sommes pas les propriétaires de la République. Nous en sommes les dépositaires temporaires. Et nous avons le devoir de la transmettre plus forte, plus juste, plus vivante.
Refusons le cynisme. Refusons le chaos comme méthode. Refusons ceux qui prospèrent sur les peurs, les colères et les fractures.
La France n’est pas un champ de ruines partisanes. C’est un héritage commun. Une exigence quotidienne. Un avenir partagé.
Aux dits-responsables politiques, je formule donc le vœu, pour cette année, que nous soyons tous à la hauteur de vos attentes, dignes de votre confiance.
Osons la démocratie comme une exigence, et non comme une habitude.
Car la démocratie est fragile. Décevante parfois. Lente, souvent laborieuse. Mais elle est aussi le seul régime qui accepte nos limites pour en faire une force. Le seul qui reconnaît que personne ne détient la vérité entière. Le seul qui transforme le doute en moteur plutôt qu’en poison. Elle ne survivra ni aux fanatiques, ni aux prophètes de certitudes – qu’ils soient des deux extrêmes.
Elle est aujourd’hui attaquée de toutes parts par les régimes illibéraux, et jusque dans des démocraties que l’on croyait inébranlables. La République n’est pas un slogan que l’on brandit : c’est une exigence quotidienne que l’on défend. Et elle ne survivra que si nous avons le courage, collectivement, de la vouloir vraiment.
Osons aussi le pas vers l’autre. Comme le rappelait Winston Churchill, « le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte ». Après les succès, ne pas triompher. Devant les obstacles, ne pas renoncer. Avoir simplement, mais résolument, ce courage de continuer. C’est tout le sens de la culture du compromis que nous tentons de faire vivre dans cette législature. Le compromis n’est pas la compromission : c’est la construction. Ce n’est pas renier : c’est réunir. Ce n’est pas une faiblesse : c’est une conviction, une noblesse de l’action publique – celle, à laquelle je tiens tant, de la nuance, du dialogue, du dépassement des clivages.
Notre Assemblée est parfois agitée, bruyante, turbulente, c’est vrai — à l’image des tensions qui traversent notre société. Mais elle est aussi, et malgré tout, une Assemblée qui fonctionne et qui sait avancer. En 2025, 152 textes ont été adoptés, dont 53 à l’unanimité. Elle se réinvente également. Nous apprenons à faire vivre cette démocratie parlementaire, loin du fait majoritaire écrasant. Et sans attendre un hypothétique « grand soir », nous avons tant de petits matins à gagner. Et je crois profondément à cette politique des petits pas, patiente, exigeante, mais résolument fidèle à l’esprit démocratique.
Et ceux à qui l’on doit, avant tout, cette exigence démocratique, cette exigence du pas vers l’autre, pour notre avenir partagé : ce sont bien nos enfants et nos jeunes !
***
OSONS NOTRE JEUNESSE
Permettez-moi en effet, avant de conclure, d’avoir des mots pleins d’espérance pour notre jeunesse. Parce que ce n’est pas pour nous, que nous construisons : c’est pour nos enfants et nos jeunes. Eux sont l’avenir. Et on ne décide pas pour le passé mais bien pour le futur.
On les critique. On est cette génération « OK boomer » qui leur assène des « ahhhh de mon temps ! de mon temps on travaillait mieux à l’école, on respectait l’autorité, de mon temps on faisait des efforts, on n’avait pas de téléphones portables… »
Mais aujourd’hui, c’est à eux qu’il faut penser. Nous avons grandi dans la paix : ils connaissent les attentats sur notre sol et la guerre à nos portes ; nous avons grandi dans l’insouciance de la camaraderie : ils ont les réseaux qui les guettent, les algorithmes qui leur dictent leur conduite et les harcèlent ; nous avons grandi dans l’assurance de vivre mieux que nos parents : ils ne savent pas de quoi demain sera fait.
Et pourtant… pourtant : ce qu’ils en veulent ! Ce qu’ils sont prêts à donner ! Je reçois autant de stagiaires que je peux. Et je peux vous assurer « qu’ils déchirent grave », comme ils disent ! J’en vois d’ailleurs un certain nombre, ici présents ! Merci à vous !
Alors faisons leur confiance ! OSONS leur faire confiance.
Et vous, candidats aux prochaines élections : mettez plein de jeunes sur vos listes. Ils décapent. Ils sont solides.
Ne restons pas étriqués sur nos avantages et nos acquis (je n’évoquerai pas ici nos innombrables débats sur les retraites à l’Assemblée… et la sincère tristesse que j’éprouve quand je vois un certain nombre d’entre nous ne pensait qu’à son confort personnel, obérant ainsi celui de nos générations futures).
Si l’on veut compter sur eux : qu’ils comptent à nos yeux !
Parce que, oui, nous pouvons compter sur eux ! On les pense individualistes, sans valeurs : mais regardez, par exemple : le nouveau service national, qui a ouvert sa campagne de recrutement lundi 12 janvier dernier, avait déjà reçu plus de 2 000 candidatures tout juste une semaine après. Alors que nos armées tablaient sur 3 000 volontaires d’ici la fin de l’année ! (j’en profite pour remercier nos militaires – et particulièrement le représentant de la Base aérienne 942, Commissaire Bertrand Seguin, présent – pour leur investissement aux côtés de nos jeunes, pour notre défense et sécurité à tous : je sais que le défi est grand, pour nos militaires, mais, pour avoir discuté avec eux, ils vont, là encore, le relever !)
Portons donc nos jeunes pour des lendemains qui chantent, pour eux, pour nous tous !
***
Osons !
Osons, ce soir, pour nous donner de l’élan, pour contribuer à ces lendemains qui chantent, sourire à ces moments partagés.
Fulton Sheen disait : « Le bonheur surprend ceux qui s’efforcent de rendre les autres heureux ».
Osons sourire à notre voisin, osons nous sourire à nous-même, et plongeons dans cette nouvelle année avec entrain, joie, confiance et audace ;
Des petits mots, très sobres, mais qui me tiennent à cœur :
Merci à tous ceux qui ont œuvré pour que cette cérémonie se déroule à merveille : les services municipaux, les son et lumière, le traiteur, le magnifique bouquet de fleurs…
merci à mon équipe de collaborateurs, qui triment avec moi, pour vous : Olivier, Béatrice, Céline et Matheo.
Des petits mots très personnels… (pour tous ceux que j’aime et qui m’entourent)
Je vous souhaite, à chacun d’entre vous, le courage et l’audace d’OSER. D’oser chaque jour de cette année.
Et osons, ensemble, déplacer et soulever les montagnes, pour tout ce en quoi nous croyons et pour tous ceux que nous aimons.
Et osons faire que cette année 2026 resplendisse du meilleur de nous-mêmes, individuellement et collectivement.
Je vous remercie.
***
Merci. J’invite maintenant les maires à me rejoindre sur scène, et je vous invite, vous tous, à vous lever pour notre hymne national.
[MARSEILLAISE]
Merci à tous. Excellente année 2026. Et nous nous retrouvons tout de suite au buffet !